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L’avenir de l’université : le TD à la française ?

De façon assez étonnante, le débat actuel sur l’enseignement supérieur en Amérique du Nord ne semble pas trop faire le lien explicite entre deux aspects pourtant concomittants. D’un côté, nous avons le problème des droits d’inscription, de plus en plus élevés, symbolisé par la lutte québecoise, les récentes sorties d’Obama sur le sujet et les études sur la charge des dettes étudiantes. De l’autre, nous avons les prédictions de la disparition de la salle de classe, remplacée par des cours onlines gratuits, type Kahn Academy ou plus probablement les modèles types edX proposés par Harvard et le MIT, ou encore Coursera par des anciens profs de Stanford.

Comme tout ce qui est online, les cours universitaires finiront par être disponibles gratuitement, et c’est très bien. C’est la disparition des intermédiaires, source d’innovation, très bien discutée dans cette vidéo récente d’Eben Moglen, avocat forcené pour le libre. Mais que les scientifiques ne réalisent pas qu’eux-mêmes sont des intermédiaires dans la délivrance du savoir ne cesse de m’étonner. Pour être tout à fait honnête, les universités, qui poussent pour une augmentation constante des droits d’inscription à l’aube des cours gratuits de Harvard sur internet, me font un peu le même effet qu’Elsevier sur ce coup-là. Il y aura toujours l’étape obligée des examens (comme il y a celle de la publication in fine), mais cela justifie-t-il moralement que l’on paie une petite fortune pour les cours [1]? C’est d’autant plus paradoxal que les professeurs sont très sensibles aux pratiques de racket des éditeurs scientifiques à l’heure des nouvelles technologies, et les combattent par ailleurs .

Bref, si ce n’est encore pas tout à fait possible, il sera possible demain de suivre de vrais cours online. Tout le matériel est d’ores et déjà accessible. Comme beaucoup, moi-même je mets tout sur le web, y compris certaines de mes conférences enregistrées; outre le matériel, ce qui manque à l’échele globale est coordination et fine-tuning pour optimiser et centraliser les curriculums (curricula ?). Il y a également de la place pour une régionalisation (ce blog deviendra-t-il un jour la Tomroud Academy ? 🙂 ). Mais demain, bientôt, la présence en amphis pourra devenir, si ce n’est inutile, largement accessoire à un étudiant rigoureux et sérieux. D’autant plus si cela lui permet d’économiser en temps de transport, voire en logement étudiant.

Les universités ont tout intérêt à réfléchir et à anticiper ce mouvement. Le débat sur les droits d’inscription me fait douter de leur réactivité (problème de riche, conservatisme), il leur faudra insister et renforcer le secteur sur lequel elles ne pourront jamais être dépassées sauf nouvelle révolution technologique : le côté social. Interaction avec les profs, interaction profs-étudiants, voilà les pistes à creuser. Et on regarde là le modèle français et sa dualité Cours en Amphi/TD. Les nombreux TD durant lesquel nous avons nous autres usés nos fonds de culotte n’existent virtuellement pas en Amérique du Nord (à ma connaissance), où la prééminence est au cours en Amphi, là où le savoir est dispensé. L’acquisition du Savoir Faire, lui, est réservé au travail personnel, à la maison. L’université nord-américaine sera probablement amenée à inverser cette logique, et c’est un gros défi qui l’attend. L’acquisition du Savoir se fera à la maison, online, par des conférences calibrées, préparées et sélectionnées par le professeur. L’acquisition du Savoir Faire se fera en classe, sous la direction active du professeur, en petits groupes de travail, seule façon de justifier le salaire des professeurs et les droits d’inscription. Une approche en fait très « pédagogie active », qui n’est pas sans rappeler une forme sophistiquée de « Main à la Pâte », et une entrée idéale vers la formation par et pour la recherche, qui doit être le nouveau but de l’université dans « l’économie de la connaissance ». Paradoxalement, l’université française a probablement une bonne carte à jouer sur ce plan-là, elle qui a toujours organisé des Travaux Dirigés, mais son avance est faible , il suffit de voir les nouvelles pédagogies universitaires d’ores et déjà primées dans les pages de Science.

Ajout 2 PM :
sur le même sujet, lire chez David Monniaux.

[1] Evidemment, pratiquement, il faudra toujours payer ne serait-ce que pour avoir la validation du diplôme. Mais si tout le savoir, les conférences, sont disponibles par ailleurs online, la situation tend au racket de l’étudiant pour financer son diplôme. On me dira que la présence physique du prof est irremplaçable, pour poser des questions, etc… mais si les étudiants posaient énormément de questions en Amphi, ça se saurait, et la pédagogie de la répétition peut très bien passer par le replay.

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Tom Roud

Blogger scientifique zombie

14 Comments

  • Hmmm, je reste quand même sceptique sur l’enseignement en ligne… en même temps je fais partie des irréductibles lecteurs de papier et d’acheteurs de CDs, donc bon…

    Mais tout de même: j’enseigne dans un établissement qui pratique beaucoup ce genre de choses, notamment parce qu’il possède des centres régionaux. D’une part, il y a quand même de grosses infrastructures logistiques pour faire ça, qui coûtent cher en matériel et en personnel, et ne sont pas toujours optimisées (les logiciels un peu efficaces ne sont pas forcément donnés, il faut installer caméras, des ordis qui tournent bien, un personnel technique pour lancer le matos quand le prof ne sait pas faire, on se rend compte après le cours que l’enregistrement est perdu ou que l’image est à chier, la qualité sonore n’est pas toujours au rdv, etc).
    Bref, ça marche moyen, même si je ne doute pas qu’à terme ça marchera très bien. Et ça fait quand même des infrastructures lourdes comparées à un bon vieux tableau avec une craie. Du coup, la « gratuité » du support on line, bof…

    Mais il y a aussi le pb des élèves: je ne pense pas que ça profite surtout aux élèves « studieux et sérieux », parce que ce sont ceux là mêmes qui généralement apprécient les interactions avec le prof. Ca profitera peut-être aux glandus qui de toute façon sèchent et auront moins à se faire chier qu’avant pour rattraper. Je remarque quand même que pas mal d’étudiants sont perturbés par ce format « on-line », où ils ont du mal à déterminer les points clés du cours: les gens se retrouvent avec 12 kilos de polys et docs divers, plus des vidéos souvent un peu monocordes et sont un peu paumés (c’est un commentaire qui revient souvent chez nos étudiants, qui font qu’un certain nombre ne veut pas s’inscrire dans ces formations on-line et préfère se taper 2h de route pour assister aux cours « présentiels »). Il y a aussi le côté concentration, un peu comme quand on regarde un film chez soi plutôt qu’au ciné (chez soi, il y a la musique, le chat, le gamin, le web… dans une salle, l’atmosphère incite un minimum à la concentration, même si…).

    Bref, j’entends beaucoup de gens faire de grandes phrases sur l’avenir qui sera l’enseignement on-line ou ne sera pas, avec des tons de prophètes comme quoi « la crème de la crème sera gratuitement sur internet ». Encore faudrait-il définir ce qu’est un bon cours (s’il y avait une recette miracle depuis 2000 ans ou plus, ça se saurait), être sûr qu’un « bon cours » irl est aussi un « bon cours » on line, et que c’est vraiment rentable… pour l’instant la seule certitude que j’ai c’est d’être dans le doute.

    • Je pense qu’il y a de la recherche à faire sur le meilleur format online. Si je devais faire un cours online, je ferais ça par petites capsules de 20 minutes, pas plus. Et il faudra beaucoup, beaucoup de capsules. Il faut s’adapter à la concentration « zapping » (de toutes façons, honnêtement, bien peu de gens sont capables de se concentrer sur le même sujet d’affilée plus de 20-30 minutes, donc à la limite ça aidera pas mal de gens, si on organise bien par ailleurs la rigueur nécessaire pour pouvoir absorber rapidement).

      Après, sur les meilleurs élèves … perso, j’étais incontestablement dans cette catégorie, et j’ai appris par exemple la Méca Q en avance par moi-même en lisant le poly. Les cours n’ont été qu’une « confirmation » d’une certaine manière.

      En revanche, je ne crois pas du tout aux problèmes techniques. Cette année, j’ai enregistré toutes mes conférences d’un de mes cours avec la fonction « Enregistrer » de Keynote, ça a marché au-delà de mes espérances, et les étudiants étaient contents. Dans 5 ou 10 ans, tout le monde le fera de façon standard.

      • Je ne maîtrise pas bien l’aspect technique, et il y a sans doute des aspects de type copyright ou licences quant aux logiciels utilisés par l’université qui m’échappent, mais là où j’enseigne, les salles équipées pour l’enregistrement (qui comprennent un vidéoproj et un ordi en état de marche, un micro avec des piles, un smartboard et une console d’enregistrement) se comptent sur les doigts d’une main, et l’enregistrement chie en gros 1 fois sur 10.
        (cela dit, c’est un format étrange « hybride » où les élèves peuvent venir en amphi s’ils le souhaitent, donc on parle devant une salle tantôt vide, tantôt peuplée, et on fait un CM normal de 3h… clairement ce n’est pas le format le plus optimisé pour le cours on line – je suis d’accord avec toi sur les plages de concentration)

    • 1/ Sur le plan technique et économique
      La grande erreur est de croire qu’il suffit d’enregistrer un cours en amphi pour créer un cours numérique.
      Comme le démontre Udacity, Coursera ou encore KhanAcademy, C’est tout un nouveau process qui doit être mis en place.
      Par ailleurs, la médiatisation de quelques professeurs ( les meilleurs ) va supprimer beaucoup de postes de l’éducation. Ce qui devrait réduire très fortement les coûts. )
      2/ Mon avis
      Je suis étudiant en école d’ingénieur bac+1, j’ai été parfois dans les meilleurs de ma classe, parfois dans les derniers. Aujourd’hui, je sèche les cours, je ne suis que certain Td et je fais la majorité de mon travail de façon personnel ( wiki, exo, vidéos en ligne. )
      J’ai même le plaisir de suivre des cours sur coursera, (et j’ai testé à peu prêt tout les autres site de e-learning).
      Quant à la concentration sur un ordinateur, l’esprit est peut être plus distrait (mais cela s’efface avec l’habitude, croyez moi) mais au moins, il ne s’endort pas comme en amphi…^^
      A l’age d’internet 2.0, j’estime avoir le droit ( ou la chance à saisir) de pouvoir choisir mon professeur, de choisir plus librement mes cours, le niveau du cours (!!) ,de pouvoir régler mes horaires de travail, ect.
      3/ Le future rôle de l’école
      Alors qu’est ce qui m’empêche de quitter mon école ? Le social/associatif. L’école me permet d’avoir un lieu fixe (ou irai-je sinon, partout, nulle part? ), entouré d’étudiants, et de chercheurs.
      Le rôle future de l’école, sera donc de permettre la réunion, et l’interaction physique, l’échange entre les divers étudiants et les divers enseignants chercheurs. ( Ex conférences, groupe de travail, associations, projet assisté par un chercheur, ect )

      ps : sur la qualité d’un cours, tout comme la cuisine, il y a plusieurs façon de faire un bon cours, mais quelques recettes sont meilleures que d’autres et quelques cuisinier ont plus la main pour ça.

  • C’est intéressant comme réflexion. Je suis moi-même un adepte des cours en ligne et je trouve ça extra de pouvoir suivre gratuitement des cours donnés à l’autre bout du monde. Il me semble pourtant qu’il est beaucoup plus dur de s’imprégner d’un cours en ligne que de celui qu’on vit dans une vraie salle de classe avec un vrai professeur devant et des élèves à côté. Question d’émotion éprouvée? Je ne sais pas mais une expérience très intéressante (décrite par Patricia Kuhl… dans une conférence (en ligne justement!) disponible ici, à partir de la 26° minute) a mis en contact quelques heures par semaine de très jeunes enfants américains avec des éducatrices coréennes qui leur parlait et les amusait avec des marionnettes. Dans un cas les enfants étaient physiquement en présence de ces éducatrices, dans l’autre il les voyait sur un DVD. Dans les deux cas, les enfants étaient extrêmement excités par ces séances et les attendaient avec impatience. On a testé au bout de trois mois la sensibilité des enfants aux sons coréens. Résultat: seuls ceux qui avaient participé aux séances « présentielles » ont été capables de distinguer ces sons caractéristiques.
    Je ne sais pas si on peut extrapoler aux adultes, mais il me semble que le virtuel ne fournit pas un état émotionnel aussi favorable que la présence physique pour assimiler ce qu’on écoute et ce qu’on voit…

  • Les droits d’inscription de l’étudiant ne servent pas juste à payer ses cours. Ils paient aussi pour la recherche, et l’équipement qui vient avec. Ça fait d’ailleurs partie du débat actuel au Québec: plusieurs penseurs, ces dernières années, ont critiqué la part grandissante prise sur le budget des universités pour financer la recherche, au détriment de l’enseignement. Bien sûr, ces penseurs proviennent surtout des sciences sociales…

    • Pas complètement clair pour moi. Je me suis posé la même question justement, et j’ai regardé par exemple pour McGill (tout est là http://www.mcgill.ca/provost/budget/university-budget-book-fiscal-year-2013 ). Je ne suis peut-être pas au fait des subtilités et non-dits des budgets (je veux bien un coup de main 🙂 ), mais il se trouve que 50% des recettes (total 714 millions) viennent des subventions du gouvernement et 30% seulement des droits d’inscription (p35). Côté dépense d’opérations (total 721 millions), le poste majeur est le salaire des profs, 48%, le suivant est l’administration pour 20%, le service « académique » pour 10%, etc… p 49 . Bref pas de recherche là-dedans. Les grants de recherche, etc… semblent être gérées indépendamment du budget (ce qui est normal quelque part puisque ce sont des subventions de recherche pour des groupes, donc ça ne passe pas vraiment par l’université autrement que pour du contrôle et de la gestion). En tous cas, je ne connais pas beaucoup de départements qui donnent de l’argent pour la recherche « comme ça », c’est systématiquement via des grants … (ou alors ça reste de toutes petites sommes)

      • C’est sûr que la frontière est floue. Dans le salaire versé aux profs que tu mentionnes, il y a une part indéterminée qui doit être consacrée à la recherche, et nous savons toi et moi combien cette part a grossi ces dernières décennies. C’est d’ailleurs une critique majeure des auteurs auxquels je fais allusion dans mon commentaire précédent: devant l’obligation de produire de la recherche, de plus en plus de profs sacrifient la qualité de l’enseignement (moins de temps à la préparation et la mise à jour).

        Par ailleurs, même si on supposait que l’achat de l’équipement et du matériel ne relevait que des subventions autres que celles d’opérations, ça nous ramènerait malgré tout au même problème: il s’agit d’un effort qui gruge énormément de temps, mais qui profite exclusivement à la recherche. Et plus encore, depuis 10-20 ans, à la recherche appliquée et plus particulièrement à celle qui offre des perspectives de commercialisation. Pas étonnant que les gens qui descendent en ce moment dans la rue au Québec proviennent davantage des sciences sociales…

        Ai-je oublié quelque chose? 🙂

        • La part « réservée à la recherche » est pour moi très floue. Je me considère payé pour mon enseignement. Maintenant, les augmentations de salaires au mérite tiennent incontestablement compte de la recherche aussi, donc …

          Sur le temps passé, je suis d’accord avec toi, mais faut bien voir une chose : il y a une pression démocratique en réalité à nous faire passer beaucoup de temps à faire de la paperasse, de l’admin, etc… On m’a dit que NSERC oblige chaque remboursement de frais de recherche à être regardé par 3 personnes différentes. Ça fait 3 employés à payer par l’université (une amie me disait que la part des salaires administratifs dans le budget a aussi énormément grossi ces dernières années, 3 fois plus en proportion que les profs). Et ça vient directement du vote des gens qui ont peur que l’argent des contribuables soit « gâché ».
          Résultat : on dépense probablement plus d’argent à contrôler que l’argent soit bien employé plutôt qu’accepter qu’il y ait quelques rares glitches dans le système.
          Même chose pour les grants : plus ça va, plus on doit y passer de temps pour les rédiger., et moins on en touche. D’ailleurs, notons que tout cela arrive aussi dans un contexte canadien de suppression de RTI, une des grosses sources de financement d’équipement par la NSERC, qui fait très très peur aux collègues ….

          • « Ça fait 3 employés à payer par l’université (une amie me disait que la part des salaires administratifs dans le budget a aussi énormément grossi ces dernières années, 3 fois plus en proportion que les profs). Et ça vient directement du vote des gens qui ont peur que l’argent des contribuables soit « gâché ».
            Résultat : on dépense probablement plus d’argent à contrôler que l’argent soit bien employé plutôt qu’accepter qu’il y ait quelques rares glitches dans le système.
             »

            Tu résumes très bien quelque chose qui m’obsède un peu depuis que je suis en poste…
            JF dans un article de chez moi à ce propos, a mentionné la « loi de Parkinson » que j’ignorais…
            http://laviedemix.over-blog.com/article-mais-que-font-ils-106202752.html

          • Pardon, ça a coupé…

            Je voulais dire que par contre, je ne sais pas si ça vient de la « défiance du public » vis à vis de la recherche, je pense que c’est un effet purement administratif assez général à tous les systèmes de recherche où la bureaucratie occupe une part importante (lié à cette loi de Parkinson, donc, qui consiste en gros à se refiler du boulot entre services pour justifier son existence).

  • Pour être étudiant par correspondance depuis trois années, je peux vous assurer que le TD « à la française » est une véritable bénédiction lors des deux semaines annuelles d’examens. Quelques minutes en compagnie de (certains) professeurs arrivent à mettre dans les rails tout un train chaotique et brinquebalant que l’on s’est fourgué pendant 8 mois à base de polys et d’internet.
    Je pense que les cours en ligne sont efficaces pour une révision, pour un approfondissement peuvent être utiles. Pour l’apprentissage, je n’y crois pas trop. De plus, comme Xochipilli, il me semble que le cadre influe beaucoup sur la qualité de l’apprentissage des élèves.

  • Autant l’aspect online me parait intéressant en complément d’un présentiel, autant je suis très septique sur la possibilité de faire disparaitre ce présentiel.
    En lisant le billet, je m’imaginais en train d’être filmé pendant un cours magistral. Et bien, je suis à peu près persuadé qu’en l’absence de « public » je serai très mauvais. Un peu comme un artiste – toutes proportions gardées – qui est bon lorsque le public est bon. En y réfléchissant, même si la plupart du temps mes étudiants ne me sollicitent pas pendant un cours magistral, il existe une information qui circule, propagée par le non-dit (attitudes, expressions du visage, geste, …) qui m’aide à infléchir mon cours en temps réel.

  • […] De façon assez étonnante, le débat actuel sur l’enseignement supérieur en Amérique du Nord ne semble pas trop faire le lien explicite entre deux aspects pourtant concomittants. D’un côté, nous avons le problème des droits d’inscription, de plus en plus élevés, symbolisé par la lutte québecoise, les récentes sorties d’Obama sur le sujet et les études sur la charge des dettes étudiantes. De l’autre, nous avons les prédictions de la disparition de la salle de classe, remplacée par des cours onlines gratuits, type Kahn Academy ou plus probablement les modèles types edX proposés par Harvard et le MIT, ou encore Coursera par des anciens profs de Stanford.  […]

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