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La mathématique expérimentale

A montrer à tous les étudiants en maths du monde. Par (feu) Vladimir Arnold. Signalée sur twitter par @jydu56.

Arnold sur la mathématique expérimentale

Voilà pourquoi la nature est écrite en langage mathématique: c’est parce que la mathématique n’est qu’une version obscure formalisée de la nature ;).

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Tom Roud

Nanoblogger scientifique, associate professor incognito (ou presque). Suivi par @mixlamalice

3 Comments

  • Intéressant. Ceci dit si l’idée que « la mathématique  » soit en quelque sorte une science expérimentale est peu répandue chez les mathématiciens (qui ont la réputation d’être souvent platoniciens), je pense qu’elle l’est beaucoup plus en philosophie, notamment dans le courant pragmatique. Par exemple Quine rejette la distinction entre vérité analytique (a priori) et synthétique (issue de l’expérience ), en affirmant que nos représentations sont confrontées en bloc à l’expérience, et Dewey voit les maths comme la régulation de notre interaction avec la réalité. Ce qui recoupe peut-être certains aspects de ce que dit ce monsieur… Ca me rappelle un vieux billet que j’avais rédigé (autopromo) ungraindesable.blogspot.fr/2012/02/la-realite-des-objets-mathematiques.html?m=1

  • La réponse à la question est donnée par les études de michel serres.
    Nous n’avons qu’à étudier les origines qui ont créées ce termes pour savoir que celui-ci ne peut-être qu’expérimental et ne pourra jamais avoir un caractère d’absolue.
    Cordialement

  • […] Au-delà de son caractère légèrement méprisant [1], ce propos réalise lui aussi une dichotomie entre deux aspects de la science pas si éloignés de ce que décrit Wilson. La « collection de timbres » correspond à l’accumulation de faits décrite par Wilson, permettant d’accéder à la vérité du monde. C’est le processus de Darwin: on peut faire une ontogénie et une phylogénie des formes de timbres, ce qui donne une idée des principes scientifiques généraux les gouvernant. Mais là où Wilson voit la prolongation mathématique comme une pure extension technique, Rutherford, au contraire, y voit une différence de nature, d’où la balance avec ce qu’il appelle « physique » (qu’il considère clairement comme plus « noble », ce qui n’est pas plus sympathique que Wilson qui ne les voit comme purement technique ). Il est très clair pour moi que Rutherford emploie ce terme de « physique » non dans le sens usuel du terme, mais dans un sens universel de mathématisation générale des lois de la nature, qu’elles concernent les électrons, les molécules, les gènes, le cerveau humain ou la société, presque dans le sens de « mathématique expérimentale » d’Arnold. […]

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