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La fin de mon enfance

Arthur C. Clarke est mort.

Reste-t-il encore des écrivains de la grande époque de la SF, celle des soucoupes volantes, de la guerre froide et d’avant les premiers vols spatiaux?

Qui sont les successeurs de ces géants ? Simmons ? Greg Bear ? Robert Charles Wilson ? (si vous avez des conseils de lecture, n’hésitez pas 😉 )

About the author

Tom Roud

Nanoblogger scientifique, associate professor incognito (ou presque). Suivi par @mixlamalice

9 Comments

  • Clarke était bien plus que les soucoupes volantes et la guerre froide… De ses nouvelles ciselées comme des petits bijoux d’humour anglais (les « Tales of the white Hart » sont un modèle du genre), aux épopées cosmiques à la Rama (ou 2001, qui n’a jamais été mon préféré, mais on ne peut pas en ignorer l’importance !), aux nouvelles de pure « Hard science » (The wind from the sun), il a quand même défriché un certain nombre de genres, de pistes et de thèmes qui vont bien au-delà de la SF classique des années 50.

    Comme comparaisons…
    En hard science, je pencherais pour Hal Clement (« Mission of Gravity ») ou Chalres Sheffield (« The Mc Andrews Chronicles »).
    En épopées cosmiques, je suggererais évidemment Ringwolrd (L. Niven) voire, pourquoi pas, Frederick Pohl (la tri-tetra-pentalogie des heechees).
    Pour l’humour, certaines des nouvelles de feu son rival et ami, I. Asimov (qui reste pour moi le plus grandécrivain de SF de tout les temps); ou des nouvelles de Sheckley ou F. Brown (la plus courte histoire d’horreur de tout les temps…).

    Le fait est qu’il faut citer 10 auteurs différents pour arriver à couvrir tout le spectre de l’oeuvre de Clarke !

    Hmm, je crains que ce ne soit que des auteurs de la même génération…. Alors, dans les modernes ? Les thèmes explorés ne sont plus tout à fait les mêmes. De fait, Clarke a un parfum 50’s ou 60’s assez marqué, même si effectivement Greg Bear ou Dan Simmons on un peu réactivé ce style…
    Iain Banks, peut être ? As tu lu le dernier tome du cycle de la Culture, au fait ? Je l’ai vu en rayon mais pas acheté…

    JF

  • J’ai un faible pour Simmons, pour ses nouvelles, mais aussi les cantos d’Hyperion que j’ai du relire 5 fois (sans m’en lasser).

    Il y a Kim S Robinson, qui a publié une trilogie martienne sympathique, John Varley (je n’ai toujours pas compris si il était sérieux, second degré, ou camé jusqu’à l’os).

  • Hello,
    @JF :oh oui, je suis bien d’accord avec toi sur le fait que Clarke a ouvert beaucoup de portes (j’avais bien aimé Rama cependant, enfin les premiers en tous cas).

    Merci pour les suggestions. Je n’avais pas trop aimé Niven, par contre je suis un grand fan de Pohl.
    J’ai lu Excession il y a dix ans, je n’avais pas du tout accroché (il faut dire que j’avais essayé de le lire en anglais, ce qui n’était peut-être pas la meilleure chose à faire).

    Sympa le lien sur les megastructures, j’y ajouterais encore une fois Wilson (prix Hugo 2006 pour Spin, donc ce n’est pas tant passé de mode)

    @ Tim : je suis moi aussi un gradnd fan des cantos, mais je les ai relus très récemment, mes parties préférées restant l’histoire de Paul Duré et re Rachel Weintraub.

  • @Tom: « J’ai lu Excession il y a dix ans, je n’avais pas du tout accroché (il faut dire que j’avais essayé de le lire en anglais, ce qui n’était peut-être pas la meilleure chose à faire). »

    Je pense que ce n’est pas par Excession qu’il faut commencer, si tu veux rentrer dans Banks. Essaye « L’homme des jeux » (« The player of games »), assez facile à lire et intéressant.
    « Une forme de guerre » (« Consider Phlebas ») est plus classique, du Space Opera de bonne facture (qui prend un autre relief dans le cadre de l’univers de la Culture, mais bon).
    « L’usage des armes » (« The use of Weapons ») est difficile à lire, mais c’est sans doute un des plus éclairant sur l’univers de la Culture.

    Après, tu peux relire « Excessions »… qui du coup apporte un autre éclairage sur la Culture ! Malgré quelques complots à tiroir incompéhensibles pour le lecteur, digne de Herbert dans ses mauvaises périodes. « Inversions » est celui que j’aime le moins, quoi qu’il apporte aussi des points de vues intéressants.

  • Dans le genre « du space op récent qu’on dirait du vieux », j’aime bien Alastair Reynolds et son cycle des Inhibiteurs.

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